Quand les opposants à la voiture ne veulent pas non plus des piétons, ça pose question !

17
Mar

Catégorie :
Enseignement




Cette année, c’est à Bruxelles que les étudiants ont fait leurs premiers pas sur le terrain*. Il est vrai que les débats que suscite la « piétonnisation », par la Ville de Bruxelles, des grands boulevards du Pentagone pose question. Comment se fait-il en effet qu’un projet visant à réduire la pression automobile au centre de la ville et à aménager les larges avenues allant de la place De Brouckère à la place Fontainas en allées piétonnes dédiées à la détente, à la flânerie et à la rencontre ait entraîné une opposition de la part des citoyen allant jusqu’au recours devant le Conseil d’Etat ? Une fois de plus, après avoir étudié une première fois la situation en classe sur base de la « littérature grise », les étudiants ont organisé et planifié leur enquête de terrain. Au final, c’est une quinzaine d’entretiens qui eurent lieu visant à répertorier l’ensemble des points de vue en présence : des autorités communales, régionales et fédérales engagées dans le projet jusqu’aux opposants les plus radicaux dénonçant la « gentrifcation » d’un projet dont l’objectif est avant tout de faire grimper les profits liés à la « touristification » de la « Capitale européenne », en passant par des acteurs économiques de premier plan, tel l’Hôtel Métropole, rien ne leur échappa. C’est ainsi que se déroulèrent quelques journées bien remplies qui se prolongèrent parfois un peu plus tard dans la nuit bruxelloise… Depuis lors, les étudiants travaillent d’arrache-pied pour saisir les mécanismes à l’œuvre dans la controverse. Résultat : la semaine prochaine !

 

* Formation par le terrain, « Etude de cas », est un séminaire qui permet aux étudiants de l’option interface Environnement-Société du Master en Sciences et Gestion de l’Environnement de mener une enquête de terrain sur un conflit environnemental.

 

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Postée par Corentin Hecquet le 17 Mars 2017