Le Master en Sciences et Gestion de l’Environnement

Le master en sciences et gestion de l’environnement de l’Université de Liège (Campus d’Arlon – Belgique) est un master interdisciplinaire tourné vers le développement durable et les métiers de l’environnement. Tout en étant situé en faculté des sciences, cette formation est accessible à des étudiants provenant d’horizons disciplinaires très larges : tant des sciences naturelles, des sciences appliquées que des sciences humaines. Le SEED coordonne l’une des finalités de deuxième année de ce master : la finalité Interfaces Sociétés Environnements.

voir les informations générales relatives au master en Sciences et Gestion de l’Environnement sur le site du Campus d’Arlon de l’ULg.

 

La finalité Interfaces Sociétés Environnements (M2 et M60) (ISE)

La finalité Interface Société/Environnement du Master en Sciences et Gestion de l’Environnement s’inscrit dans une démarche d’apprentissage autour de problèmes environnementaux complexes marqués, à la fois par de forts enjeux scientifiques et techniques (écologiques, agronomiques, énergétiques, de mobilités, biodiversité …) et, à la fois par des enjeux sociaux et politiques. Il s’agit de coller au mieux avec la dynamique de la gestion de l’environnement telle qu’elle se présente en milieu professionnel c’est-à-dire ouvert sur…

  • La prise en compte de la diversité des protagonistes (humains et non humains), des institutions de la gestion de l’environnement et des processus de transition ;
  • les tensions et controverses qui peuvent résulter de leurs interactions ;
  • la diversité des situations et des publics quelques fois émergent(e)s et inattendu(e)s qui peuvent se présenter ;
  • et sur l’élaboration d’une démarche participative et d’une solution négociée.

Notre formation vise à former à la fois…

  • des universitaires capables de réaliser un diagnostic informé et critique sur les enjeux environnementaux (que cela soit en matière d’actions citoyennes, associatives, scientifiques, industrielles ou de politiques publiques) ;
  • mais également et surtout des hommes et femmes passionnés à participer à la gestion collective et concertée de ces enjeux dans le respect des spécificités et des motivations de chacun.

L’organisation de la finalité ISE repose sur une progression en termes d’apprentissage ; que cela soit dans la maîtrise des connaissances plus conceptuelles que pour celle des méthodologies qualitatives.

Ainsi, l’objectif est d’amener les étudiant(e)s à mobiliser des outils théoriques et méthodologiques de manière très pratique, dans leurs interventions sur de multiples terrains.

 

Hiver 2017, travail de terrain autour de la problématique du piétonnier bruxellois.

Hiver 2017, travail de terrain autour de la problématique du piétonnier bruxellois.

1er semestre

  • Sciences et Sociétés
  • Gouvernance
  • Méthodologies

2ème semestre

  • Terrains

Présentation des cours selon les 4 thématiques:

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La finalité Interface Société Environnement est accessible via une formation de 60 ou de 120 crédits. Le programme et la description des cours sont accessibles sur http://progcours.ulg.ac.be/

3 cas d’études :

Vous aurez l’occasion d’acquérir une expérience pratique et de vous ouvrir aux réalités de la vie professionnelle en traitant 3 cas d’études distincts. Le premier lors d’un cours de méthodologie, le second collégialement en équipe et en résidentiel en France et le troisième, via la réalisation de votre mémoire.

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Voici quelques cas d’étude des années précédentes :

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  • La gestion de l’eau à l’échelle communale
  • La gestion des déchets à l’échelle communale

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  • Du lait au produit équitable en Région wallonne
  • La gestion des points d’eau pastoraux au Niger
  • When Scientists meet Activists (the belgian GMO’s controversy)
  • Évaluation de l’impact éolien sur l’avifaune en Région wallonne

La littérature scientifique comme support d’apprentissage

En tant qu’enseignants-chercheurs, nous accordons une place important aux derniers développement de la recherche dans nos enseignements (approche par études de cas notamment), mais également à une littérature de référence dans l’analyse des problèmes environnementaux. Nous établissons chaque année une liste d’une trentaine de textes scientifiques qui devront être travaillés par les étudiants. Ces lectures font l’objet de fiches, de débats, d’analyse et nourrissent des classes inversées où chaque étudiant à la possibilité d’orienter le contenu du cours vers les aspects de la question qui l’intéressent ou l’interpellent le plus.

Philosophie des mémoires

En tant que travail final du Master en Sciences et Gestion de l’Environnement, le mémoire joue un rôle très important dans l’évaluation de la formation de l’étudiant et un séminaire lui est d’ailleurs consacré. Le mémoire comporte une triple finalité à laquelle correspondent les trois principaux critères d’évaluation :

  • c’est l’occasion d’un travail personnel où l’étudiant doit faire preuve d’esprit d’analyse, de synthèse et d’originalité
  • c’est l’occasion de se confronter au monde réel (à des recherches scientifiques, des questions contemporaines, des acteurs)
  • c’est un travail de formation par la recherche et à la recherche.

Trois types de mémoires peuvent être réalisés dans la finalité Interface Société/Environnement du Master en Sciences et Gestion de l’Environnement :

  • un mémoire-recherche visant l’élaboration d’une analyse autour d’une question de recherche ;
  • un mémoire-projet, directement lié à un stage visant l’élaboration d’une analyse en partenariat avec une institution d’accueil ;
  • un mémoire-action également inscrit dans un projet mais de type multi-partenarial et avec un objectif de changement social.

Les thèmes abordés dans les mémoires du Master en Sciences et Gestion de l’Environnement sont extrêmement nombreux. Ils reflètent généralement les préoccupations civiques des étudiants, engagés à valoriser leur formation disciplinaire de base et explorer leurs intérêts personnels à travers une lecture scientifique. Parmi ces thématiques, citons notamment : les filières informelles de gestion des déchets dans les pays du sud, les compétences des conservateurs de la nature, les démarches d’agroécologie, l’éducation à l’environnement, l’activisme en matière de gestion des risques, le suivi d’innovations dans des filières tant énergétiques, qu’alimentaires …

 https://www.youtube.com/watch?v=9LwzUT44gHY